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Laura Hecquet

par Yves Bourgade

Une nouvelle étoile au ciel de l’Opéra de Paris

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Laura Hecquet, 31 ans, nouvelle étoile de l’Opéra de Paris et de son Ballet : Laura Hecquet, 31ans, est la première nomination d’étoile proposée par le nouveau directeur de la danse Benjamin Millepied et à laquelle a procédé le nouveau directeur de l’Opéra de Paris, Stéphane Lissner. Le « patron » de l’Opéra détient en effet le privilège de conférer ce titre d’étoile du Ballet de l’Opéra, alors que les autres « grades » (premier danseur, sujet, coryphée, quadrille) de la compagnie de danse sont acquis lors d’examens.

Le 23 mars 2015, sur la scène de l’Opéra Bastille, à l’issue d’une représentation du Lac des cygnes, Stéphane Lissner, sur proposition de Benjamin Millepied, a annoncé à Melle Laura Hecquet sa nomination. Instant bref, unique et émouvant, car la promue a reçu son titre en présence du public et de la compagnie. L’Opéra de Paris a d’ailleurs décidé depuis quelque temps de filmer ce moment que l’on peut consulter en vidéo sur son site. Laura Hecquet qui, depuis juillet 2002, fait partie du Ballet, a confirmé qu’elle était digne d’être étoile en interprétant, de façon convaincante pour la première fois, le double rôle d’Odette/Odile dans Le lac.

C ‘est incontestablement un des plus difficiles du répertoire de la danse classique occidentale, car il réclame de la danseuse, au cours de la même représentation, d’incarner deux caractères différents et pourtant en apparence semblables au point de tromper le héros masculin, le prince Siegfried. D’un côté, Odette, victime d’un maléfice comme ses compagnes, jeunes filles transformées en cygnes en blanc par le méchant Rothbart : elles ne seront délivrées de ce maléfice que par des hommes qui leur donneront leur amour pour toujours. A cette Odette, Siegfried jure fidélité. D’autre part, Odile, sosie trompeur d’Odette, en fait la fille manipulée par son père Rothbart, aux apparences d’un cygne noir. Aveuglé Siegfried rejure fidélité.

Techniquement Laura Hecquet a dans les jambes la chorégraphie complexe réglée en 1984, d’après Petipa sur la musique de Tchaïkovski, par Rudolf Noureev qui a réalisé une relecture freudienne des personnages. La nouvelle étoile mesure 1,72 m ; c’est une danseuse longiligne comme les aimait Georges Balanchine, avec des bras ondoyant d’une particulière légèreté. Il n’y a rien à en redire. Toutefois son Odile, à la limite de l’insolence dans sa complicité avec Rothbart, est peut-être davantage conforme à la chorégraphie. Laura Hecquet réussit toutefois ses dernières apparitions, bouleversantes, en Odette, dépossédée d’elle-même qui sait que son amour avec Siegfried ne se réalisera pas.

La nouvelle étoile, avant ce Lac, a pu se familiariser avec l’univers de Noureev dont elle a dansé six autres grands ballets, notamment les rôles principaux de La belle aux bois dormant (Aurore) et La bayadère (Gamzatti ). Dans l’ensemble, elle a fréquenté d’avantage l’univers classique de la danse que celui de la danse contemporaine. Avant d’être passée par l’Ecole de danse de l’Opéra où elle a été intégrée en septembre 2000, elle a suivi six années d’études au Conservatoire national de région de Paris.

Actuellement le Ballet de l’Opéra compte dix autres étoiles femmes, Eleonora Abbagnato, Amandine Albisson, Emilie Cozette, Aurélie Dupont, Dorothée Gilbert, Marie-Agnès Gillot, Myriam Ould-Braham, Ludmila Pagliero, Laetitia Pujol et Alice Renavan et huit étoiles hommes, Jérémie Bélingard, Stéphane Bullion, Mat hieu Ganio, Mathias Heymann, Josua Hoffalt, Hervé Moreau, Karl Paquette et Benjamin Pech.

Photos ©Ann-Ray

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