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Critiques / Théâtre

La Petite Fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel

par Gilles Costaz

Comme un murmure

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Monsieur Linh vit pour sa petite, très petite fille qu’il a presque toujours dans ses bras. La guerre l’a fait fuir dans une région où il affronte cruellement l’exil. Mais il rencontre Monsieur Bark. Au début, les deux hommes ne s’apprécient guère mais ils deviennent des amis. Ils s’apprécient et se voient chaque jour. Malheureusement les services de protection sociale veulent s’occuper de Linh et faire son bonheur. Ils l’enferment dans une maison de santé et font son malheur. Mais Linh parvient à s’échapper, sans, pour autant, vaincre la tragédie qui marque son destin.
Philippe Claudel a écrit un roman simple comme bonjour (mais il est très difficile d’être simple, surtout comme bonjour !). Il a placé au centre du récit un secret terrible. Sylvie Dorliat a imaginé de donner au texte une dimension théâtrale tout en conservant la forme du conte moderne. Elle a allégé le texte et pris le parti de le jouer elle-même. Pour la mise en scène, Célia Nodles a installé juste des signes et des miniatures et organisé finement quelques déplacements. Sylvie Dorliat est restée elle-même du côté de l’épure pour les objets et les costumes. Son jeu est comme un murmure. Un murmure puissant qui vrille en vous l’histoire de Linh et de tous les malheureux de la terre. C’est un moment de délicatesse où tout est tendre, aimant et respectueux.

La Petite Fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel, adaptation de Sylvie Dorliat, mise en scène de Célia Nodles, lumière de David Dubost, avec Sylvie Dorliat.

Lucernaire, Paris, 19 h, tél. : 01 45 44 57 34, jusqu’au 20 août. (Durée : 1 h 15).

Photo DR.

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