Création de Benjamin Lazar, les 7, 8 et 9 novembre 2025 à l’Auditorium Michel Laclotte du Musée de Louvre.

La Lame et le pinceau - David, metteur en scène de la Révolution -, lecture spectacle, conception et mise en scène de Benjamin Lazar, direction musicale Arnaud Marzorati.

Musique, peinture, théâtre déclamatoire, chant, images et Terreur révolutionnaire..

La Lame et le pinceau - David, metteur en scène de la Révolution -, lecture spectacle, conception et mise en scène de Benjamin Lazar, direction musicale Arnaud Marzorati.

Est connu de David l’iconique portrait de Marat assassiné, le Sacre de Napoléon ou l’esquisse du Serment de Paume. Or, il est l’organisateur des cérémonies et fêtes révolutionnaires, telle la Fête de l’Être Suprême…

Jusqu’en 1794 et la chute de Robespierre dont il est un proche, David, député de la Convention, met l’art de l’image au service de la propagande révolutionnaire. Figure de l’Artiste engagé, il collabore avec des poètes et des compositeurs, dessine des costumes, construit des décors, trace le parcours de ces événements dans les villes, instituant le nouvel imaginaire républicain. Alors qu’une rétrospective spectaculaire lui est consacrée dans les salles d’exposition du hall Napoléon au Musée du Louvre, un spectacle musical raffiné mêlant lectures, chants et images, aide la rencontre du public avec David dans le flux de l’Histoire, acteur et metteur en scène de la Révolution.

Réunis autour du metteur en scène Benjamin Lazar, des acteurs et musiciens de qualité - Judith Chelma, Stanislas Roquette, Thibault Lacroix, Arnaud Marzorati - livrent un portrait de David méconnu - un homme emprisonné à la fin de la Terreur et qui revit ses souvenirs à la veille de son procès.

S’y croisent compagnons de jeunesse et personnages de fiction : les ombres d’Andromaque, de Charlotte Corday, de Brutus, de Marat, d’Olympe de Gouges, d’André Chénier et de Robespierre passent dans le reflet du miroir où David se regarde. En cette nuit de Thermidor 1794, les peintures sortent du cadre, animant une fête étincelante et sombre dans la mémoire du peintre.

En août 1794, Robespierre vient d’être guillotiné, et David, en prison, attend son procès. Des personnages réinventés lui rendent visite : l’actrice et chanteuse Judith Chemla incarne la femme de l’artiste, Olympe de Gouges, Charlotte Corday mais aussi Andromaque. L’acteur Stanislas Roquette incarne Jean-Paul Marat, André Chénier, mais aussi Brutus ou Horace.

Le cinéaste Joseph Paris anime les peintures et les dessins de David pour révéler, derrière leur perfection intouchable leur vie et leur fureur suspendues. Telle une fête révolutionnaire imaginaire, entre théâtre et musique. D’où le titre La Lame et le pinceau, car le pinceau dessine les intentions acérées des violences viriles, les combats de mâles sûrs d’eux, vainqueurs et perdants.

En faisant un retour à l’Antiquité grecque et romaine, en précisant les costumes, les décors, les poses et les gestes de ses personnages, David conçoit ses toiles en metteur en scène. Le serment des Horaces ou la douleur d’Andromaque ont à voir avec la fortune de ces personnages au théâtre et à l’opéra. Depuis son atelier, David influence la mode, les coiffures, le mobilier, les acteurs de théâtre, dont son ami Talma.

Lorsque la Révolution éclate, il accomplit des missions de propagande par l’image et par le spectacle. Pendant la Terreur, David sort la peinture de son cadre, faisant circuler de nouvelles images éloquentes, et concevant de grandes cérémonies révolutionnaires. Un monde s’écroule : un autre le remplace. Il se saisit de l’assassinat de Marat, des images de martyrs révolutionnaires, des figures christiques ou de saints en extase. Ces peintures exposées à la Convention circulaient en gravures. David a même participé à la conception d’une douzaine de fêtes et de cérémonies influencées par le modèle de la fête civique rousseauiste.

Des fêtes vues avec distance, relevant de l’héritage de l’imaginaire républicain dont nous sommes les héritiers, Arnaud Marzorati et son ensemble Les Lunaisiens se penchent avec Benjamin Lazar sur la circulation des chansons révolutionnaires et contre-révolutionnaires. Esprit et passion.

Un spectacle choral fascinant et émouvant qui met en scène indirectement la Révolution et les acteurs fondateurs et historiques de ces Evénements en devenir, mêlant musique, peinture, théâtre déclamatoire et chant.

La Lame et le pinceau - David, metteur en scène de la Révolution-, création de Benjamin Lazar à l’Auditorium Michel Laclotte du Musée du Louvre, les 7, 8 et 9 novembre 2025. Lecture-spectacle conçue par Benjamin Lazar. Textes de J.-L David, M. Robespierre, J.-P Marat, A. Chénier, O. de Gouges, C. Desmoulins et C. Corday, musiques de J.-F Lesueur, F.-J Gossec, F. Devienne, S. Catel, mise en scène et conception Benjamin Lazar, direction musicale Arnaud Marzorati, images Joseph Paris, lumières Camille Mauplot, son Joan Cuhna, chef de choeur Jean-Sébastien Beauvais, conseil dramaturgique Guillaume Mazeau, Thibault Julian, Mathias Sieffret. Avec Judith Chemla, Benjamin Lazar, Arnaud Marzorati, Stanislas Roquette et Thibault Lacroix. Et les musiciens de l’Ensemble Les Lunaisiens Pernelle Marzorati, harpe, Roberta Christini, clarinette, Adrian Ramon, trompette, Patrick Wibart, serpent.
Crédit photo : Joseph Paris.

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Véronique Hotte

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