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En attendant les Molières… Rencontre avec Anne Bourgeois

par Marie-Laure Atinault

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Cette sympathique et talentueuse metteuse en scène est présente, non pas une, mais quatre fois pour cette 28ème édition des Molières.
"Molière du Théâtre privé" pour Les Cavaliers d’ après Joseph Kessel mise en scène Éric Bouvron et Anne Bourgeois, théâtre La Bruyère
"Molière du Metteur en scène" d’un spectacle de théâtre privé, Éric Bouvron et Anne Bourgeois
"Molière de la révélation masculine" Julien Alluguette dans Les Vœux du Cœur de Bill C. Davis mise en scène Anne Bourgeois
Et elle a mis en scène Le plus beau jour, la pièce qui précédera la cérémonie, en direct du théâtre Hébertot.

WT : Quatre fois aux Molières, c’est un record !
Anne Bourgeois
 : Là vous trichez un peu. Je suis très heureuse pour Julien Alluguette, qui est un jeune comédien, non seulement adorable mais au talent fort prometteur.

WT : Parlez-nous de cette aventure du plus beau jour.
Anne Bourgeois
 : Une aventure. Vous avez raison car un direct et en plus avant la cérémonie des Molières, c’est un beau défi.

WT : Comment ce projet a pris forme.
Anne Bourgeois
 : Patrick Chesnais, que j’ai mis en scène dans Une famille modèle au théâtre Montparnasse, devait jouer pour un direct à la télévision L’Invité. Christophe Robin, le producteur de L’Invité m’a contacté pour cette aventure. Il a eu un coup de cœur pour la pièce de David Foenkinos.

WT : Comment avez-vous réunit cette belle distribution ?
Anne Bourgeois
 : J’ai eu une liberté totale pour la distribution. Je n’avais jamais travaillé avec Arié Elmaleh et je trouvais que cette nonchalance allait faire de Michel un personnage inoubliable. J’ai tout de suite pensé à Davy Sardou. J’aime beaucoup ce comédien et ce qu’il dégage. Je voulais aussi mes comédiennes, un trio de charme.
J’ai demandé à Jean-Michel Adam d’être le maître d’œuvre pour le décor.

WT : Quand on monte un spectacle pour un direct, quels sont les impératifs.
Anne Bourgeois
 : Le réalisateur, Dominique Thiel est avec nous et je dois dire que ce fut une collaboration formidable. Il aime le théâtre. Il y a huit caméras. J’ai dû changer deux ou trois options, d’ailleurs c’était la première fois que je n’étais pas seule maître à bord pour certain déplacement. Il faut tenir compte de la caméra. De même que pour les lumières, Madjid Hakimi a réglé ses lumières avec la caméra. Jean-Michel Adam a changé un peu la tonalité des couleurs.

WT : Donc aucune frustration ?
Anne Bourgeois
 : Bien au contraire ! D’ailleurs j’ai le final cut !

WT : La pièce est jouée depuis quelques jours au théâtre Hébertot et le public est au rendez vous. Les rires fusent, et les comédiens sont unanimement plébiscités. Des spectateurs nous ont confiés qu’ils aimeraient que la pièce soit jouée plus longtemps au théâtre.
Anne Bourgeois
 : Je dois dire que l’accueil à la première nous a tous agréablement surpris. Voir une salle rire, quel plaisir.

WT : Vous avez déjà reçu un Molière, quel effet cela fait-il ?
Anne Bourgeois
 : Un Molière collectif. Bien sûr cela fait plaisir de se dire que la profession vous reconnaît un certain talent. Pour moi, ce qui compte c’est le spectacle. Avoir un Molière aide le spectacle pour la tournée et la fréquentation si le spectacle est encore à l’affiche. C’est un peu comme une estampille de qualité et donne de la crédibilité à l’équipe.

WT : quel est votre rêve ?
Anne Bourgeois
 : puisque l’on est dans le registre du rêve monter La nuit des rois avec Robin Williams et Sara Giraudeau ! En attendant je mets en scène pour le festival d’Avignon, une rencontre entre Voltaire et Émilie du Châtelet avec Yvan Varco et Anne Deleuze et au mois de janvier, je retrouve Davy Sardou au théâtre Rive Gauche, pour L’hôtel des deux mondes.

WT : Alors en route pour les étoiles et les statuettes.

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