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En attendant les Molières… Rencontre avec Hervé Devolder

par Marie-Laure Atinault

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Nous avons rencontrés plusieurs artistes qui sont nommés aux Molières 2016. Mais que ressent-on lorsque l’on est distingué par ses pairs pour la fameuse récompense ? Fierté, joie, anxiété ? Quelle impulsion donne l’attribution d’un Molière ?

Hervé Devolder est un homme heureux. Il a la chance d’avoir deux spectacles dans la course des Molières, Les Fiancés de Loches et Kiki, le Montparnasse des Années folles, tous les deux dans la catégorie "Molière du Spectacle Musical".

Hervé Devolder a plusieurs cordes à son piano : musicien, pianiste, compositeur, comédien, metteur en scène et en plus il est fort séduisant. Il nous raconte deux contes de Fées.

WT : Quel effet cela fait-il d’être nommé, et pas seulement pour un, mais pour deux spectacles. Les Fiancés de Loches et Kiki de Montparnasse
Hervé Devolder
 : Ce n’est pas moi qui suis nommé mais les spectacles, et toute l’équipe. Bien sûr, on est très content. Mais je suis surtout heureux pour les spectacles, c’est une reconnaissance du métier, après celle du public.

WT : Racontez nous l’aventure des Fiancés de Loches ?
Hervé Devolder
 : Un jour le regretté Edy Saviovici, m’invite à un petit déjeuner mystérieux. Il voulait que j’adapte en comédie musicale avec Jacques Mougenot, Les Fiancés de Loches. Au premier abord, la pièce de Georges Feydeau et Maurice Desvallieres, ne m’enthousiasmait pas, contrairement à Jacques. Par contre, ce qui me plaisait beaucoup c’était de travailler avec Jacques Mougenot. Un vrai bonheur. Le texte des chansons est impeccable, je n’avais plus qu’à mettre ma musique. Nous donnons la première maquette de la pièce. Edy était très impatient. Il me téléphone et me dit : « C’est formidable mais vous allez à la vitesse de l’escargot ! ».
Hélas Edy nous a quittés et il n’a jamais vu ses Fiancés.

WT : Et le conte de Fées avec le Palais Royal ?
Hervé Devolder
 : avec Jacques Mougenot, nous trouvions dommage que ce spectacle ne soit pas monté. Il me fallait une salle pour faire une lecture. Je demande à Sébastien Azzopardi (directeur délégué) si le foyer du théâtre du Palais Royal était libre ce jour là. A la fin de la lecture nous avions deux producteurs sur le projet. Le lendemain Francis Nani, (le directeur du théâtre du Palais Royal) me téléphone et me déclare que le spectacle se jouera au théâtre du Palais Royal ! Les Fiancés de Loches est un gros spectacle. J’ai eu une liberté totale, j’ai fais ce que je voulais, avec les décors, des costumes superbes, une belle troupe. Une carte blanche de rêve.

WT : Comment avez-vous rencontré Kiki ?
Hervé Devolder
 : Nous jouions Les Fiancés de Loches. Un soir le régisseur du théâtre vient me voir et me dit qu’il doit me présenter une ouvreuse qui chante très bien. Elle me donne un MP3 et là, je tombe des nues ! Elle ne chante pas bien, elle chante divinement bien. Milena Marinelli me confie qu’elle veut faire un spectacle sur Kiki de Montparnasse. Elle connaît bien son sujet. Elle s’est documentée et a des idées. Nous commençons à écrire le spectacle. J’en parle à Franck Desmedz et nous présentons les 2/3 du spectacle. Jean-Noël Hazemann, le directeur du théâtre de la Huchette, « C’est d’accord vous commencez dans 3 semaines ». On a travaillé comme des fous. Nous sommes heureux que le spectacle plaise autant au public qu’aux professionnels.

WT : Quelle est l’influence des Molières sur la fréquentation.
Hervé Devolder
 : Elle a été boostée. Avoir un Molière fait aussi gagner des dates de tournée.

WT : Un peu plus et vous auriez pu être nommé sur trois spectacles, puisque vous avez mis en scène l’excellent Le Cas Martin Piche d’un certain Jacques Mougenot, et que vous le jouez au Petit Montparnasse.
Hervé Devolder 
 : Selon le règlement des Molières nous n’avions pas assez de dates. Ce sera pour l’année prochaine.
Mais de toute façon nous continuons les aventures, et du cas Piche, et de Kiki au Festival D’Avignon. Un Molière ne peut pas nuire.

WT : Avez-vous préparé une chanson en guise de remerciement ?
Hervé Devolder
 : Chut, c’est un secret !

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