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Critiques / Théâtre

Dieu est mort de Régis Vlachos

par Gilles Costaz

Un enfant désobéissant

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En bon comédien, Régis Vlachos aime avoir un double visage et changer de facettes. Comme il est aussi auteur, c’est un auteur double. Il écrit des pièces qui s’appuient sur l’histoire du monde et l’éclairent (Partisans, Little Boy) et, en parallèle, se raconte lui-même, lance ce qu’il pense de notre société. Dans Dieu est mort, il se souvient de son enfance. On lui assurait que Dieu existe, qu’il faut croire en lui. Mais lui ne voulait pas y croire. En grandissant, il sera très souvent en rébellion, en désaccord. Ah ! Les prophètes qui veulent vous endoctriner ! Il grandit, l’enfant, avec un nez de clown dans la tête pour regarder les filles, Mitterrand, trouver sa place dans sa famille, se passionner pour les Berruriers noirs et une chanson – une seule - de Michel Sardou... Comme il fait de la philo, tout tourne mal un jour ou l’autre avec les profs de philo et les psys. Et le monde explose avec les attentats...
Vlachos a opté pour le ton très parlé, comme si tous les mots lui arrivaient au débotté. C’est le charme, car on est là entre potes, et c’est la limite. On souhaiterait parfois un texte plus écrit. Mais la présence de l’auteur-acteur est forte, escortée par celle, musicale, complice, de la chanteuse Charlotte Zotto. La mise en scène de Franck Gervais cultive des atmosphères changeantes, introduit des éléments d’art brut. On se sent plus entre amis que dans le cercle d’une pièce de théâtre.

Dieu est mort, Chronique d’un petit garçon de Régis Vlachos, mise en scène et lumières de Franck Gervais, vidéo de Maxime Trévisiol, son de Caroline Calen, costumes de Gaël Yannic, avec Régis Vlachos et Charlotte Zotto.
Comédie de la Contrescarpe, dimanche 20h30, tél. : 01 42 01 88,

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