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Critiques / Théâtre

Délire à deux… à tant qu’on veut de Ionesco

par Gilles Costaz

Folie du couple, folie du monde

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Ce n’est pas le Ionesco qu’on préfère, mais cela reste du Ionesco. Ayant écrit ses grandes pièces, l’auteur de La Cantatrice chauve s’amuse à subvertir le genre du boulevard. Un couple se chamaille jusqu’à la folie, libérant d’immenses colères et des instincts meurtriers.
Pour éviter tout confusion avec le théâtre bourgeois, Rachel André installe l’action dans un décor abîmé, salle, cassé, appuyant sa mise en scène sur une bonne question : « Qui délire ici ? Le couple ou le monde qui l’entoure ? » On se doute bien que ce sont les deux, la mise en scène jouant avec les surprises d’un univers oppressant, le brouillage des sons et la multiplication des incidents. Rachel André joue elle-même la femme avec une belle énergie. Son partenaire , Benjamin Tholozan, a quelque chose d’encore plus singulier. Cette petite bombe des temps absurdes fonctionne bien, mais sans nous passionner.

Délire à deux… à tant qu’on veut d’Eugène Ionesco, mise en scène de Rachel André, avec Rachel André et Benjamin Tholozan.
Lucernaire, 18 h 0, tél. : 145 44 57 34, jusqu’au 27 septembre. (Durée : 55 minutes).
Photo DR.

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