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Aurélie Dupont à la direction du Ballet de l’Opéra de Paris

par Yves Bourgade

Elle remplace Benjamin Millepied démissionnaire

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Il ne fallait pas être grand clerc pour penser que Benjamin Millepied ne ferait pas de vieux os à la direction de la danse de l’Opéra de Paris dont il a démissionné le 4 février 2016. Le même jour, il a été remplacé par l’ancienne étoile-maison, Aurélie Dupont, à partir du 1er août 2016.
L’idée de Stéphane Lissner, directeur général de l’établissement, d’appeler Benjamin Millepied à ce poste pour faire évoluer le Ballet, était bonne. Mais Benjamin Millepied a été trop vite et il a multiplié les déclarations maladroites sur ses intentions.
Il faut être diplomate, prendre son temps, pour bouleverser de fond en comble les traditions d’une institution trois fois centenaire.
Déjà Rolf Liebermann, dans les années 70 étant administrateur général de l’Opéra de Paris, s’y est pris autrement pour imposer Carolyn Carlson. Dans le sillage de l’étoile-chorégraphe américaine, les meilleurs représentants d’alors de la jeune danse française purent finalement faire leur entrée dans la maison et y être admis.
Trop parler et aller trop vite (Benjamin Millepied était en place seulement depuis novembre 2014) n’est jamais bon, surtout lorsque l’on a à s’imposer à une troupe de quelque 150 personnes très conscientes d’appartenir à l’une des institutions les plus prestigieuses du pays.
En plus Benjamin Millepied affirme vouloir poursuivre à 100% de son temps la création chorégraphique. La position est difficilement tenable pour le patron d’une compagnie qui doit faire vivre un vaste répertoire, maintenir un équilibre entre tradition et nouveauté (les siennes et celles des autres).

Aurélie Dupont qui a fait ses adieux officiels à la scène le 18 mai 2015, vient du sérail de l’Opéra de Paris où elle est entrée à l’Ecole de Danse en 1983, puis dans le Corps de Ballet en 1989. Elle a gravi tous les échelons avant de décrocher le titre suprême d’étoile en 1998. Elle connaît la maison du dedans, ses rouages et les psychologies qu’engendrent notamment la hiérarchie du Ballet de l’Opéra, le système de l’examen et du classement des danseurs.
« Il faut certes construire pour le futur, mais sans nier totalement le passé » résumait un danseur de l’Opéra de Paris, au lendemain de la démission de Benjamin Millepied et de la nomination d’Aurélie Dupont.

Photo ©DR

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