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Ana ou La Jeune Fille intelligente de Catherine Benhamou

par Gilles Costaz

Total ravissement

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« Dans analphabète, il y a bête et il y a Ana, et Ana, c’est mon nom ». Telle est la première phrase de ce récit à la première personne d’une femme, Ana, que ses parents considérée comme un jeune fille intelligente et ont mariée comme telle ! Un homme a pris cette épouse parce qu’elle était dite intelligente ! Mais, ensuite, elle n’a plus beaucoup ouvert la bouche, en quittant son pays et en venant en France. Pourtant les gens, les paysages, les animaux l’inspirent et surtout les mots liés à tout ce qu’elle voit et avec lesquels elle joue, de façon apparemment naïve et toujours inspirée. Au terme d’une confrontation poétique avec les figures de sa vie elle arrivera à la liberté.
Catherine Benhamou joue elle-même son texte, qui est d’une merveilleuse profondeur légère. Elle n’a pas beaucoup d’équivalents dans notre littérature car ses mots ne sont pas cinglants mais doux. La mise en scène de Ghislaine Beaudout imagine une façon différente d’être dans une forme renouvelée du conte, avec une vidéo qui joue avec les lettres, une interprétation de Catherine Benhamou mobile dans l’espace mais toujours feutrée, songeuse et réelle à la fois, et la présence d’une marionnettiste qui partage la scène comme une amie. Notre ravissement est total.

Ana ou la Jeune fille intelligente de Catherine Benhamou, mise en scène de Ghislaine Beaudout, vidéo de Rosalie Loncin, lumière de Charlie Thicot, voix d’Emilie Salvador, avec Catherine Benhamou et Claire Vialon (présente sur scène et auteur des marionnettes).

Au coin de la lune, Avignon, 16h. Texte aux éditions des Femmes.

Photo DR.

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