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12 COFFRETS CLASSIQUE POUR NOEL 2016

par Olivier Olgan

Les coffrets « sommes » séduisent toujours les mélomanes. D’autres approchent cherchent à les surprendre.

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Comme le livre physique, le disque résiste quand la qualité éditoriale est privilégiée. En témoignent le retour du vinyle 33T, et le succès de coffrets monumentaux comme ce « Mozart 225, The new complete édition » (200 cd, Decca) vendus à plus de 10 000 exemplaires en quelques semaines. Pour les mélomanes, la concentration des éditeurs a du bon : ils travaillent sur le fonds au sens propre (en programmes et non plus en labels) et figuré (avec de vraies logiques de patrimoine). Ainsi, l’intégrale « Beethoven de Barenboïm » ou « Bach par Harnoncourt » chez Warner associe l’ensemble des labels (EMI, Teldec, Erato,…), les ‘Complete recordings’ de ‘Gidon Kremer’ ou ‘Alfred Brendel’, ceux d’Universal Music : DG, Decca et Philips.

Cette dynamique n’empêche pas certains éditeurs de jouer les visites guidées érudites ( Résonnances d’Harmonia mundi) ou un brin de provocation avec des accroches bien populaires « J’aime pas le classique mais ça j’aime bien » pour séduire et attirer de nouveaux publics avec des anthologies de leurs trésors (ici ceux de Sony et RCA. Le classique n’a pas fini de nous surprendre.

Beethoven - Daniel Baremboïm. 35 cd Warner
Peu d’interprètes peuvent se targuer de léguer une telle somme sur Beethoven. Et revendiquer une accumulation d’expériences pour percer le « risque » selon lui de sa musique : « Beethoven demande une preuve de courage, de ne pas avoir peur d’ aller jusqu’au bord du précipice ». Avec une constance jamais démentie, malgré les drames qui ont marqué sa vie (la perte de sa femme et partenaire, Jacqueline du Prè), pour une véritable “ Vie en musique” (titre de son livre autobiographique paru chez Belfond, 1992) : "On mesure la grandeur d’un musicien au degré de fanatisme qu’il met dans son jeu " insiste-t-il. “ Il faut avoir une connaissance aussi vaste que possible de la production d’un compositeur que l’on veut interpréter. ”.
Daniel Barenboïm par la polyvalence et l’excellence de ses talents, et la constance de son travail sur Ludwig B. livre une quasi-intégrale du compositeur (il ne manque les quatuors, les lieds et quelques Messes). Sinon tous les sommets sont présents : des Concertos, aux sonates pour clavier, des sonates en duo, trio et quintet, aux Symphonies, la Missa Solemnis et l’unique opéra Fidélio. Le pianiste, chambriste, chef d’orchestre et d’opéra les a gravés avec les plus grands : les violoncellistes Jacqueline du Pré et Yo Yo Ma, les violonistes Pinchas Zukerman et Itzhak Perlman, les chanteurs Waltraud et Placido Domingo… Coté orchestre, pour l’intégrale des Concertos, il dirige du piano le Philhar de Berlin, pour celles de Symphonies, le Berliner Staatskapelle. "Aucune interprétation musicale ne représente jamais le bout du chemin, c’est toujours le commencement d’une nouvelle étape." affirme celui qui renoue avec la tradition romantique de l’artiste médium et acteur de l’Histoire. Autant de lectures pleines de panache à l’élan conquérant et irrépressible.


Renaud Capuçon Le violon roi. 4 cd Erato
A 40 ans, notre violoniste national – chef de bande et directeur musical de plusieurs festivals - fourmille de projets musicaux. Malgré l’exposition médiatique de ce boulimique qui a gardé son violon sur terre et la tête dans les notes, la musique reprend toujours le dessus sous toute autre forme de considération. Il fallait une pause pour marquer le chemin parcouru de plus de 22 ans à se frotter aux plus grandes partitions, avec les plus grands artistes. Ce coffret scandé en ‘Concertos’, ‘Musique de chambre’, ‘Bis’ et ‘De Bach à Elgar’ le condense avec les plus belles pages du répertoire du violon. Avec un esprit d’utopie unique. Dans un milieu où l’individualisme règne, Renaud Capuçon privilégie le compagnonnage musical à travers sa bande de copains solistes ou chefs. La musique de chambre reste à la fois un creuset d’amitiés et de conquête d’un répertoire infini. Avec ses complices – Martha Argerich, son frère Gautier, Nicolas Angelich, Gérard Caussé, Jérôme Ducros, … Avec eux, il sait qu’il peut construire un son, dénicher des pépites et partager une vision projetée. Détermination et affection, contrôle et utopie. Deux couples de mots clés pour capter et comprendre cette énergie qui court dans chacune des plages musicales. Renaud Capuçon n’est pas prêt de s’essoufler.


The art of Nikolaus Harnoncourt. 15 cd Warner – Bach-Harnoncourt The great cantatas. 7 cd Warner
Les premières rééditions, quelques mois après sa disparition en début d’année 2016, dessinent l’impact inestimable de Nikolaus Harnoncourt qui toute sa carrière fut hostile aux traditions qui uniformisent les styles. Chaque partition exigeait un esprit critique avec un retour aux sources, aux spécificités des instruments jusqu’au placement des musiciens : « Une œuvre n’a pas justement une forme unique et figée, valable pour l’éternité. » Ce pourfendeur d’idées reçues était devenu au fil des ans un créateur de repères dans une époque qui les efface trop vite : “ J’essaie de faire comprendre aux musiciens que l’art ne se justifie pas seulement par la beauté immédiate. Il faut voir au-delà et intégrer l’art dans une perception globale du monde. ”
Ce coffret ‘portrait’ – volontairement limité aux fondamentaux : Monteverdi, Bach, Mozart, Beethoven, Bruckner, Strauss – dessine autant un art du son qu’un art de vivre la musique. Il assumait ses choix et sa vérité qu’il savait éphémère. L’authentique, il n’y voyait qu’une idéologie, née des intégrismes à la mode aujourd’hui. Insatiable, libre, il a mis sa foi en la musique. S’il a réussi à bouleverser l’interprétation de Bach avec son compère Gustav Leonhardt et le rendre moderne par des instruments anciens - le coffret dédié est le fruit de son intégrale historique des Cantates - , il a aussi décapé avec la même ferveur la symphonie romantique, au nom du même naturel en musique ! De Vivaldi à Dvorak, aucune musique européenne n’a échappé à son exploration méthodique, voire chronologique avec la même passion.
Chaque partition revue par ce boulimique y gagne en souffle et en saveurs :"La beautée va de pair avec le risque. La beauté, en musique est inséparable du danger." Pour le plaisir de nos oreilles qui ne crient plus au scandale. D’autant que ces rééditions ne sont qu’un début…


Philip Glass The complete Sony recordings. 24 cd Sony classical
Pour beaucoup, la mention de musique contemporaine constitue d’emblée un repoussoir. Ils en oublient que celle-ci grace à des compositeurs comme Philip Glass – il est vrai longtemps décriée par les puristes – a trouvé sa place dans notre quotidien à travers musiques de films (The Hours, Kundun, Mishima), publicité, voire réarrangées par des créateurs de tous les horizons : la saxophoniste australienne Amy Dickson, le mianiste See Siang Wong, Tyondai Braxton, Johan Hohannson….
Le mérite de cette synthése d’une œuvre prolofique à l’occasion de ses 80 ans le 31 janvier 2017 - est d’en montrer – loin du stéréotype de la disperson – la cohérence interne en traitant le matériau musical comme un langage en constante mutation, libéré de ses contraintes, mais dont l’auditeur peut saisir les moindres variations. Elle replace aussi ce musicien éclectique et interdisciplinaire dans son contexte et son évolution qui témoigne de sa capacité à se dégager toutes les étiquettes, et des frontières entre le savant et le populaire. En ne perdant jamais l’auditeur.
S’il fut d’abord catalogué dans le courant minimaliste (avec ses amis Steve Reich, Terry Riley et LaMonte Young), même s’il en rejette le terme parlant davantage de « musique à structures répétitives », ses œuvres les plus abouties s’en échappent pour construire une voie personnelle et visionnaire, à l’écoute de son temps. Comme en témoignent ses opéras emblématiques (sur les 30 ouvrages composés) : Einstein on the Beach (version 1978), Glassworks (1982), Styagraha (1984), Akhenaten (1987), sa célébre triologie ‘filmique’ : Koyaanisqatsi, Powaqqatsi, Naqoyqatsi. Sans oublier ses Concertos, Dances, Songs from liquid days (Laurie Anderson) ou Passages (avec Shankar). Pour chacune, le mélomane dispose d’ une présentation par Glass lui-même et de commentaires sur la partition ou le livret intégral.
Parmi les manifestations annoncées, la création de sa 11éme Symphonie devrait finir d’installer Glass au cœur de l’histoire musicale occidentale du XXI siécle.


Gibon Kremer « Complete concertos recordings on Deutsch Grammophon ». 22 cd Universal
Véritable synthèse du concerto violonistique, de Bach à Glass, ce coffret retrace la quête de Gidon Kremer. Ce virtuose de la solide école russe, labellisé "meilleur violoniste du monde" par Karajan en 1975 fut aussi adoubé par les plus grands chefs (de Bernstein et Osawa) qui trouvait en lui à la fois la virtuosité et le sens du partage. Il aurait pu, une fois à l’ouest, se contenter de servir avec éclat les concertos classiques - de Bach à Tchaïkovski en passant par Mozart, Beethoven, et Brahms. Mais plus que mémorialiste, il se voulait reporter de son temps : "j’ai réalisé qu’il fallait douter de soi, mais jamais du compositeur "
Sa virtuosité fut l’aiguillon d’un atelier de création et de conquêtes de la modernité musicale des années 80 à nos jours. Se faisant le héraut d’un répertoire contemporain qu’il a contribué à créer et populariser : des américains John Adam et Philip Glass, aux russes Dimitri Chostakovitch, Alfred Schnittke, en passant par l’estonien Arvo Part). … Invitant le mélomane à la même ligne de conduite et pénétrante curiosité dont il se nourrit : "J’ai banni tout interdit de mon vocabulaire et je ne censure jamais ma capacité à être surpris". Ce coffret restitue cette constante remise en liberté en se frottant à des concertos qui sont devenus des classiques : de Sofia Gubaidulina, Giya Kancheli, Ned Rorem ou Arthur Lourié. Si ces noms vous parlent peu, il est temps de les découvrir sous l’archet de Gidon Kremer.


Sœurs Labeque « Sisters ». 6 cd & 1 dvd Deutsche Grammophon
Quatre mains ou deux pianos, deux sœurs : Katia l’extravertie, Marielle la réfléchie. Les Labeque reste le duo de piano le plus connu au monde depuis les années 80. Leur omniprésence médiatique les a pourtant entrainées autour des années 2000 dans la pente de la facilité, et de quelque chose de très mécanique à forcer d’être trop ensemble. Au point de créer une usure du public , et de les détourner dans leur véritable vocation.
« Sisters » cette anthologie de leurs enregistrements à compte d’auteur (KLM) condense leur métamorphose artistique appuyée sur une nouvelle ambition, animer une fondation pour soutenir la création de nouvelles œuvres. Coté répertoire, le mélomane y retrouve les standards les plus célébres, révisités avec plus de maturité, d’introspection et de liberté : Schubert, Mozart, Ravel, Debussy, Gershwin, Satie et Stravinsky. Les deux Sœurs n’ont rien perdu de leur complicité et de leur complémentarité. Coté création, il faut découvrir le disque dédié au répertoire espagnol de la chanteuse Mayte Mala et le dvd des mises en images du vidéaste Tal Rosner sur Stravinsky (Concerto, Tango, ..) et Debussy (En noir et blanc) pour saisir à quel point les deux sœurs aspirent à prendre des risques. Et pour nous surprendre. Pour capter leurs ressorts, la biographie que leur consacrent Renaud Machart & Brigitte Lacombe (Buchet Chastel, 11/2016) est éclairante : « elles n’ont cessé de renouveler en profondeur leur répertoire. Quand elles commandent des œuvres nouvelles, elles ne tapent pas qu’aux portes des valeurs établies mais aussi à celles d’artistes moins connus. Elles sont en phase, aujourd’hui, avec une modernité moins avant-gardiste, mais davantage plurielle »


Charles Munch The Complete RCA Album collection. 86 cd RCA Sony
Charles Munch (1991-1968) reste l’un des chefs français les plus emblématiques. Tant pour son rôle avec l’Orchestre de Paris (qu’il a contribué à créer avec Marcel Landwoski sur les fondements de la Société des Concerts du Conservatoire) et sa stature internationale. Que pour son romantisme parfois déjanté jusqu’au bout de la baguette. Avec une aura communicative. Munch interpellait ses musiciens avec deux adresses : « Aime-moi » et « il y aura de la joie ». Cette symbiose a traversé le temps !
Ce coffret contient tout ce que a enregistré aux Etats Unis, de son premier contact avec le New York Philhar de 1947 à son aventure avec le Boston Symphony Orchestre dont il prend la tête en 1958 en succédant à Serge Koussevitzky jusqu’en 1962 où il redevient chef invité notamment à Philadelphie.
La somme est prodgieuse au regard de l’étendue de la cinquantaine de compositeurs abordées (principalement francais) et de la concentration des enregistrements dans le temps ; elle capte deux choses rares : l’instinct du chef et sa passion pour la musique française en général et Berlioz en particulier véritable fil rouge de cette épopée discographique avec onze chefs d’œuvre comme le Requiem, Les Nuits, d’été, L’Enfance du Christ, Roméo et Juliette. Et l’engagement des orchestres à suivre un chef dans sa quête de sens et d’un son tellurique.
L’autre force de cette aventure réside dans l’élite des solistes du XXème siècle qui y est associée : les violonistes Yehudi Menuhin, Jascha Heifetz, Nathan Milstein, David Oistrakh, Henryk Szeryng, les pianistes Artur Rubinstein, Byron Janis, Alexander Brailowsky, le violoncelliste Gregor Piatigorsky et les voix de Victoria de los Angeles, Rosalind Elias, Catherine Akos…


Musiques et musiciens. Collection résonnance. 2 cd par coffret Harmonia Mundi
A ceux qui voudraient savoir quelle musique résonnait dans les Chateaux de la Loire, à Westminster,à à Sans Souci ou à Vienne, la collection Résonnance ‘Musique et Musiciens’ d’Harmonia Mundi comble ce vide. Avec pour objectif de mieux comprendre l’esprit d’un lieu et les pages musicales qui l’ont animé. L’effort pédagogique et visuel s’inscrit en complémentarité des guides touristiques - des CartoVille (Gallimard) aux Guides du Routard – avec la dimensions musicale en plus : chronologies des monuments et des œuvres musicales, plans et illustrations pour faire revivre tout un univers musical. Conçue pour être nomade, la série qui s’appuie sur les meilleurs interprètes et des audios guides lus par le comédie François-Xavier Szymczak est également téléchargeable sur toutes les plateformes numériques. Parmi les 8 premières destinations : ‘Le Chant des abbayes’, ‘Les Châteaux de la Loire : musique de cour à la Renaissance’, ‘L’Alhambra et Grenade’, ‘Westminster : de Tallis à Britten’, ‘Musique à Sans Souci : à la cour de Frédéric le Grand’, ‘Saint-Marc et Venise’ … Bon voyage.


« J’aime pas le classique, mais ça j’aime bien » La totale. 50 cd Sony
Certains pourraient s’étonner de la place d’anthologies visant le public populaire dans notre sélection. Par la constance de l’éditeur qui depuis 10 ans n’a eu de cesse d’ouvrir de nouvelles thématiques - du piano à la guitare, des ténors à l’opéra, de la musiquede chambre au baroque, et par la qualité du catalogue dont les œuvres intégrales ou mouvements sont issues, il faut au contraire saluer l’effort et l’astuce pédagogiques. Cette ‘Totale’ à petit prix (moins de 50 euros) invite sans en avoir l’air au contact de la diversité des genres, des styles et des interprètes, valorise un parimoine soi disant savant trop souvent stéréotypé. Réjouissons-nous plutôt qu’en jouant sur ces codes, Sony a trouver une façon d’exposer des oreilles -hélas trop peu formées - à la musique savante.

Chaque approche compte pour inviter à découvrir des territoires de plus en plus méconnus. Et les chiffres sont là pour en témoigner : 1.200.0000 CDs vendus en France, 500.000 CDs vendus à l’étranger, 40.000 coffrets vendus en 2015 ! Surtout si cette désacralisation empathique débouche sur une tournée de concerts de l’humoriste Gaspard Proust et des musiciens de la trempe Eric le Sage, Sarah Nemtanu et Pierre Fouchenneret François Salque, Lise Berthaud,… Rendez-vous le 8 mars 2017 à la Philharmonie de la Paris - Grande salle Pierre Boulez.
Réservation : http://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/spectacle/17396-je-naime-pas-le-classique-mais-avec-gaspard-proust-jaime-bien-11

« Déjà sur Webtheatre »

Schubert Lieder – Mathias Goerne (12 cd Harmonia Mundi)
Le coffret que nous annoncions dans webtheatre début janvier 2015 http://www.webtheatre.fr/Mathias-Goerne est enfin disponible. Depuis sept ans, nous avions suivi disque à aprés disque cette magistrale quête de sons et de sens où Mathias Goerne a puisé le meilleur de ses différents partenaires : Elisabeth Leonskaïa, Helmut Deutsch, Eric Schneider, Ingo Metzmacher, Alexander Schmalcz et Christoph Eschenbach. L’intégrale permet de plonger dans l’univers schubertien grâce à un passeur terrien à la présence âpre voir rugueuse presque dérangeante. Mais ne nous trompons pas d’émotions. « Le plus passionnant, disions nous en janvier 2015 c’est qu’à l’issue de ce voyage que certains jugent mortifère, Goerne lui entrevoit de l’espoir dans la nuit, de renouveau au bout du tunnel et déniche dans l’expérience ultime de la solitude, de l’isolement et de la peur de la mort qu’en capsule les notes, une inouïe raison d’espérer. »

Fazil Say. Intégrale des sonates pour piano de Mozart par Fazil Say (6 cd Warner)
Le trublion turc joue Mozart comme chacun cherche à aller au devant du bonheur. Avec une assurance rayonnante et un naturel aérien.
Lire http://www.webtheatre.fr/L-integrale-des-sonates-pour-piano

Alfred Brendel. The complete Philips recordings. 114 cd Universal
A l’occasion de son 85ème anniversaire, le 5 janvier 2016, Universal publie l’intégralité de ses enregistrements pour Philips, label pour lequel le dernier géant du piano du XXème siècle collabora de 1969 à 2008, date de son retrait de la vie musicale pour se consacrer à la poésie et la pédagogie. Lire http://www.webtheatre.fr/alfred-brendel-le-dernier

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